Croyances limitantes : comment les repérer et les déprogrammer
« Je ne suis pas assez », « ça ne marche jamais pour moi »… D'où viennent les croyances limitantes, comment les reconnaître, et comment les remplacer durablement.
Vous savez ce que vous voulez. Vous savez même souvent comment y arriver. Et pourtant, au moment d'agir, quelque chose vous retient : vous repoussez, vous doutez, vous sabotez. Ce « quelque chose » est très souvent une croyance limitante.
Une croyance limitante, c'est une idée sur vous-même ou sur le monde que vous tenez pour vraie, sans jamais la questionner, et qui réduit ce que vous vous autorisez à faire.
Des exemples de croyances limitantes
Elles prennent souvent la forme de phrases très simples, que l'on se répète sans même s'en rendre compte :
- « Je ne suis pas assez intelligent(e), pas assez beau, pas assez légitime. »
- « Je ne mérite pas d'être aimé(e) tel(le) que je suis. »
- « L'argent, ce n'est pas pour les gens comme moi. »
- « Si je montre ce que je ressens, on va me rejeter. »
- « Je commence toujours des choses que je ne finis pas. »
- « Les hommes / les femmes finissent toujours par partir. »
Remarquez le vocabulaire : toujours, jamais, pas pour moi. Une croyance limitante se présente comme une vérité générale, alors qu'elle est née d'une expérience particulière.
D'où viennent-elles ?
Une croyance limitante n'apparaît pas par hasard. Elle s'est installée à un moment où elle avait un sens, souvent pour vous protéger.
L'enfance. Un enfant qui entend souvent « tu es trop sensible » ou « tu n'y arriveras pas » finit par l'intégrer comme une définition de lui-même. Il n'a pas encore le recul pour se dire « c'est l'avis de mon parent, pas une vérité ».
Les expériences marquantes. Un échec humiliant, une trahison, un abandon : le cerveau en tire une règle générale pour ne plus jamais revivre ça. « Si je ne m'attache pas, je ne souffrirai pas. »
L'héritage familial. Certaines croyances se transmettent de génération en génération : sur l'argent, la réussite, l'amour, la place des femmes ou des hommes. On les porte avant même d'avoir vécu quoi que ce soit.
On ne choisit pas les croyances que l'on a reçues. Mais on peut choisir celles que l'on garde.
Pourquoi la pensée positive ne suffit pas
Se répéter « je suis capable » devant le miroir ne fonctionne pas toujours, et c'est normal. La croyance limitante n'est pas stockée dans la partie de vous qui raisonne : elle est inscrite dans l'inconscient, associée à des émotions et des souvenirs. Une affirmation consciente qui la contredit crée un conflit intérieur, et c'est souvent la croyance ancienne qui gagne.
Pour la changer durablement, il faut agir à deux niveaux : la repérer consciemment, puis aller la travailler là où elle est stockée.
Repérer et déprogrammer une croyance en 4 étapes
Exercice
Débusquer votre croyance principale
Pensez à un domaine où vous vous sentez bloqué(e) : relations, argent, travail, confiance en vous.
- Complétez la phrase : « Dans ce domaine, je n'y arrive pas parce que… ». Écrivez la première réponse qui vient, sans la censurer.
- Demandez-vous : « Qui m'a dit ça, ou quand ai-je commencé à le croire ? »
- Cherchez trois moments de votre vie où cette croyance s'est révélée fausse, même un peu.
- Écrivez la croyance que vous voudriez avoir à la place, au présent : « Je suis capable de… », « Je mérite… ».
1. Nommez-la. Une croyance que vous voyez perd déjà une partie de son pouvoir. Tant qu'elle reste invisible, elle décide à votre place.
2. Retrouvez son origine. Comprendre d'où elle vient permet de voir qu'elle a été vraie un jour, dans un contexte précis, et qu'elle ne l'est plus forcément aujourd'hui.
3. Rassemblez des preuves contraires. Votre cerveau a besoin d'éléments concrets pour accepter une nouvelle idée. Chaque soir, notez une chose que vous avez faite et qui contredit votre croyance limitante.
4. Ancrez la nouvelle croyance en profondeur. C'est l'étape que la volonté seule ne suffit pas à faire, et c'est là que l'hypnose est utile.
Déprogrammer et reprogrammer avec l'hypnose
L'hypnose permet d'accéder, en quelques minutes, à l'endroit où sont stockés vos automatismes, vos croyances et vos schémas. Une fois cette zone ouverte, deux mouvements deviennent possibles :
- La déprogrammation : désamorcer la croyance et la charge émotionnelle qui l'entoure. On revient au moment où elle s'est installée, on la regarde avec les ressources de l'adulte que vous êtes devenu(e), et elle cesse d'être une vérité absolue.
- La reprogrammation : installer à la place une croyance aidante, un nouvel ancrage, l'image de la personne que vous voulez devenir. Répétée, cette nouvelle image devient progressivement votre nouvelle référence intérieure.
C'est un travail de répétition. À l'AS Player Institute, il se fait chaque jour avec la séance d'hypnose méditative, du lundi au vendredi, et en profondeur chaque mercredi avec la séance d'hypnose thérapeutique. Ce sont les mêmes outils que ceux utilisés avec des sportifs professionnels et des entrepreneurs, ouverts à toute personne décidée à se transformer.
Questions fréquentes
Comment savoir si j'ai des croyances limitantes ?
Observez les domaines où vous vous sentez bloqué(e) malgré votre envie d'avancer, et les phrases que vous vous répétez avec « toujours », « jamais » ou « pas pour moi ». Là où il y a un blocage répété, il y a presque toujours une croyance.
Peut-on se débarrasser définitivement d'une croyance limitante ?
Oui, une croyance peut être remplacée. Elle s'est installée par l'expérience et la répétition ; elle se transforme de la même façon. Plus elle est ancienne et chargée émotionnellement, plus le travail demande de régularité.
L'hypnose permet-elle de changer ses croyances ?
L'hypnose donne accès à l'inconscient, là où les croyances sont stockées, ce qui facilite leur transformation. Elle fonctionne d'autant mieux qu'elle est pratiquée régulièrement et associée à des actions concrètes dans la vie de tous les jours.
Cet article relève du développement personnel. Il ne remplace pas un avis médical ni un suivi psychologique. Si vous traversez des idées suicidaires, appelez le 3114 (France, 24 h/24, gratuit) ou le 112 en cas d'urgence.